Trop câest trop, non ? đ
- Cécile Badouard
- 26 sept. 2025
- 1 min de lecture
Partout, Ă Paris, Marseille et ailleurs, de nouveaux coffee shops, boulangeries, pĂątisseries ouvrent Ă un rythme effrĂ©nĂ©. Chaque semaine semble annonciatrice dâune nouvelle adresse âĂ ne pas raterâ.
Sauf que voilĂ : cette profusion crĂ©e un paradoxe. Plus il y a dâoptions, plus lâenvie de sây retrouver diminue.
DerriĂšre la course Ă la nouveautĂ©, câest une fatigue collective qui sâinstalle.Â
En tout cas, la mienne.Â
On court de spot en spot, on teste, on like, mais on ne tisse plus vraiment de liens. Ceux des habituĂ©s, des cafĂ©s oĂč on connaĂźt le meilleur poste dâobservation, oĂč le cafĂ© arrive sans quâon le demande, semblent devenir une denrĂ©e rare et prĂ©cieuse.
Et cĂŽtĂ© restaurateurâŻ? Le gĂąteau nâest pas infini, la concurrence fĂ©roce questionne la viabilitĂ© de ce modĂšle. Des Ă©tablissements au ticket dâentrĂ©e Ă©levĂ©, sans menu dĂ©j, se multiplient. Qui y mange aujourdâhui, dans cette Ă©poque oĂč les budgets serrĂ©s poussent chacun Ă regarder ses choix avec plus de raison ?
Ce paradoxe nourrit une rĂ©flexion simpleâŻ: plus que la quantitĂ©, câest la qualitĂ©, le lien authentique, qui fera le futur de la food. Ralentir, rĂ©investir son cercle, redonner du goĂ»t au lien.Â
Et parce quâon ne se refait pas, on continuera aussi Ă fouiner du cĂŽtĂ© des nouveautĂ©s sur Instagram.Â
Câest la beautĂ© du monde foodâŻ: un Ă©ternel mĂ©lange dâenvies et dâattachement.đ











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