Vous l'avez lu ?
- Cécile Badouard
- 27 janv.
- 2 min de lecture
Moi, je viens de le terminer.
Car trois personnes m’ont ont parlé en un mois.
Sans se connaître.
Même référence. Même gravité.
La synchronicité est rarement hasardeuse.
"Le déclin du courage."
C’est un discours.
Le 8 juin 1978, Alexandre Soljenitsyne, est invité à l’Université de Harvard pour prononcer le discours de clôture de l’année universitaire. Tout le monde s’attend à ce qu’il vénère le « monde libre ».
Mais le dissident soviétique développe dans son discours, contre toute attente, une critique virulente de l’individualisme occidental et regrette la chute spirituelle de notre civilisation.
« Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur » dit-t- il. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement (…) Face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’internationale de la terreur, faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant-coureur de la fin ? »
Ça résonne de manière évidente.
Il décrit l’évitement.
La petite lâcheté ordinaire.
De chacun d’entre nous, des gouvernants à l’individu lambda.
Il dénonce aussi la pensée conservatrice occidentale : pourvu, seulement, que le monde demeure tel qu’il est, pourvu, seulement, que rien ne change. « Le rêve débilitant du statu quo est le signe d’une société parvenue au bout de son évolution. »
Là encore, ça résonne, non ?
Et c’est ça la force de ce texte qui surprend à chaque page : une analyse de notre société et de ce que nous sommes en train de vivre, avec 48 ans d’avance.
Une vision avant l’heure qui questionne autant qu’elle donne envie de se ressaisir.
« L’homme doit se redresser et se réveiller, nous dit-il, car l’espoir est indispensable au courage. Et sans courage nous serons morts sous peu. »
Sacrément on time tout ça 😉











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