Vous y voyez toujours un intérêt ?
- Cécile Badouard
- 30 avr.
- 2 min de lecture
J’ai assisté récemment à une présentation de tendances, l’une de ces grand-messes où elles s’enchaînent en slides, vaguement regroupées en mégatendances toutes plus pompeuses (et un peu fake) les unes que les autres. Assénées, jamais creusées. Assénées, en nombre (!), avec des “on sait bien que…”, “on sait bien que la Gen Z…”, souvent lâchés par quelqu’un qui transforme son cas personnel en vérité générale.
Sauf que non, justement, on ne “sait” pas. Pour parler tendance, il faut remonter le fil : substance, racines, familiarité. Il n’y a rien de plus difficile que de déterminer ce qui relève d’une tendance… et rien de plus piégeux que de la décréter. Je m’en suis toujours méfiée.
Un planneur stratégique n’est ni prospectiviste ni cabinet de tendances. Il flaire son époque et sa contre-culture, relève des faits, des mouvements, des (dé)consommations qui attisent sa curiosité et forcent son analyse. Humblement, sans les ériger en vérités définitives, parfois en insights.
Il a besoin en permanence de sources d’inspiration. Voici quelques-unes des miennes.
Les tendances de l’ADN sont une mine d’or. “La France à 20 heures” (collectif aux éditions de l’aube), “Un dimanche en France” (collectif aux éditions de l’aube), les chroniques “On ne l’avait pas vu venir” de Guillemette Faure dans Le Monde, le podcast “Éclair” de l’agence Tonnerre, “Les Pieds sur Terre” de Sonia Kronlund, le TOP10 unpredictable de l'agence Dagobert et les publications de @Maison Cassely (la dernière : un apéro avec 800000 Français) …Tout sauf des exercices de style en surface.
Pourquoi j’y suis allée, me direz-vous ? Bonne question. Disons que j’éviterai les prochaines – et que je continuerai à chasser les signaux là où ils vivent : dans le quotidien. Ou dans l’infra-ordinaire comme disait Perec.











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